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L’ hôpital 2007 est aujourd'hui
annoncé afin de soutenir l'investissement hospitalier et d'accroître la
déconcentration de la gestion des établissements de santé. Ce plan devrait
coûter 10,2 milliards d'euros en 5 ans. Une première tranche de 300 millions
d'euros a d'ores et déjà été inscrite dans la loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2003.
Les
réflexions sur la poursuite de l'adaptation de l'offre hospitalière vont
désormais dans des directions précises:
L'unification du mode de financement des établissements de
santé
La poursuite de la restructuration de l'offre hospitalière
La poursuite de la régionalisation de l'organisation
hospitalière.
Les contraintes du personnel de santé.
L'organisation hospitalière et ses processus.
Une association renforcée du corps médical à la gestion
hospitalière
L'unification du mode de financement des établissements de
santé:
A travers l'introduction de la tarification à l'activité
qui se substituerait au budget global et au prix de journée. Elle permettrait
de rémunérer les établissements sur la base de leur activité réelle. Sa
généralisation est prévue pour 2004.
La poursuite de la restructuration de l'offre hospitalière
Notamment avec l'intensification des coopérations inter
hospitalières et ville hôpital. La loi de financement de la sécurité sociale
pour 2002 a tenté de relancer ces dernières par la mise en place d'une procédure
unique de financement des réseaux de santé dans un cadre régional.
Certains avancent l'idée d'une transformation des ARH en
agences régionales de santé afin d'identifier une instance unique de
régulation pour le secteur hospitalier, les soins de ville, voire le secteur
médico-social. La délégation de certaines compétences aux conseils régionaux,
notamment en matière d'investissements, est également évoquée.
Les contraintes du personnel:
La mission Hôpital 2007 identifiait cinq dysfonctionnements
majeurs responsables de la crise de l'hôpital :
Les directeurs ploient sous les textes, règlements et
autres contraintes sécuritaires.
Les médecins s’inquiètent de la bureaucratie, de
l’augmentation des poursuites, du manque de personnel soignant, de l’insuffisance
d’investissement en matériels et plus généralement d’une pénurie qu’ils n’ont
pas créée et qu’ils doivent gérer.
Les personnels hospitaliers qui se dévouent au quotidien
ont pris de plein fouet la réglementation des trente cinq heures qui n’a fait
qu’aggraver une situation déjà précaire.
L’absence de prise en compte de la pénibilité et de la
responsabilité dans les rémunérations est régulièrement évoquée.
Les malades et leurs familles se plaignent d’une
absence de prise en charge globale de leur cas, en insistant sur les
difficultés d’informations qu’ils rencontrent, sur les délais d’attentes aux
urgences et sur la pauvreté des établissements de soins de suite et de long
séjour.
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